
QUI BRILLE AU COMBAT - 2025
Durée : 96 minutes
Réalisé par : Joséphine Japy
Produit par : Cowboys Films
Avec : Mélanie Laurent, Pierre-Yves Cardinal, Angelina Woreth, Sarah Pachoud
Présentation
Dans Qui brille au combat, Joséphine Japy met en scène la famille Roussier, dont la plus jeune fille, Bertille, souffre d’un handicap génétique lourd au diagnostic incertain. La “lumière” du film, c’est son prénom : Bertille — « celle qui brille au combat ». Au quotidien, ses parents (Mélanie Laurent, Pierre-Yves Cardinal) et sa sœur Marion (Angelina Woreth) composent avec l’incertitude, la peur, la fatigue, mais aussi l’amour. Marion, adolescente, est tiraillée entre le dévouement pour sa sœur et son désir d’émancipation, tandis qu’un nouveau diagnostic vient bouleverser leur équilibre familial.

Vérité VS Fiction
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Le film est fortement inspiré de la vie personnelle de la réalisatrice : sa propre sœur souffre d’un handicap génétique, et l’écriture du scénario (avec Olivier Torres) est ancrée dans cette histoire intime. Cependant, Japy ne se contente pas d’une reconstitution factuelle : elle utilise la fiction pour donner voix aux émotions silencieuses de chaque membre de la famille — la culpabilité, la solitude, la charge mentale, mais aussi la tendresse. Certaines scènes sont filmées avec sobriété, sans pathos forcé, ce qui montre qu’elle cherche à éviter le “drame larmoyant” et préfère un portrait humain, dépouillé et sincère. La balance entre réalité et invention renforce la puissance du récit : on comprend à la fois l’authenticité du combat quotidien et la dimension universelle de l’amour familial.
Making-Of et Production
Pour son premier long-métrage, Joséphine Japy a choisi de transformer une histoire intime en récit universel. Le tournage s’est déroulé dans un cadre volontairement restreint, au plus près du quotidien de la famille, afin de capturer la fragilité et la douceur des gestes. L’équipe a adopté une mise en scène discrète : lumière naturelle, décors épurés, silences préservés.
Sur le plan juridique, la production a dû encadrer l’inspiration autobiographique de la réalisatrice, notamment en veillant au respect de la vie privée des personnes réelles ayant inspiré l’histoire, tout en conservant la liberté fictionnelle nécessaire à la dramaturgie. Le film a été produit avec une grande attention éthique, cherchant l’équilibre entre authenticité émotionnelle et respect des modèles réels.
Le résultat est une œuvre pudique, où chaque scène a été pensée pour révéler l’intensité du lien familial et la force discrète du combat quotidien.